Le surstock désigne une quantité détenue nettement supérieure aux besoins prévisibles. Il immobilise de la trésorerie, occupe de l'espace, génère des coûts de possession et expose au risque d'obsolescence ou de péremption, sans apporter de gain de service.
Le surstock est rarement une décision : il résulte d'achats groupés pour obtenir une remise, de commandes de sécurité jamais réajustées, ou de doublons créés parce que le stock existant était introuvable au moment du besoin.
Son coût est sous-estimé car il ne figure sur aucune facture. Le coût de possession annuel représente couramment 15 à 25 % de la valeur stockée une fois cumulés l'immobilisation financière, le stockage, l'assurance, la manutention et la dépréciation.
Le traitement passe par un classement des références en surstock selon leur perspective d'écoulement : celles qui seront consommées dans l'année ne justifient qu'un arrêt des commandes, celles qui ne le seront pas doivent être cédées, redistribuées entre sites ou passées en perte, faute de quoi elles continueront à consommer de l'espace pendant des années.
Une remise sur volume conduit à commander plusieurs années de consommation. Le stock occupe les emplacements les plus accessibles, vieillit, puis devient obsolète au premier changement de norme. L'économie affichée n'a jamais couvert le coût de détention.