La VGP (Vérification Générale Périodique) est le contrôle obligatoire auquel sont soumis les appareils de levage et certains équipements de travail. Réalisée par une personne compétente, elle vérifie l'état de conservation et la conformité, et doit être consignée dans le registre de sécurité.
L'échéance dépassée est la règle, pas l'exception. Sur les contrôles réglementaires suivis dans Substock, 46,7 % sont échus et non clôturés — 105 sur 225 contrôles actifs.
Le problème n'est presque jamais le refus de faire vérifier : c'est que l'échéance n'est rattachée à rien qui la rappelle. Un contrôle dont la date vit dans un classeur ou un tableur n'alerte personne.
Échantillon : 225 contrôles actifs avec date d'échéance, 10 organisations. Relevé du 26 juillet 2026.
La VGP est encadrée par le code du travail, principalement par les arrêtés du 1er mars 2004 et du 2 mars 2004. Elle concerne notamment les appareils et accessoires de levage, les plateformes élévatrices mobiles de personnes et les équipements de travail mobiles automoteurs.
Les périodicités courantes sont de 6 mois pour les appareils de levage de personnes et les appareils mobiles ou démontables, et de 12 mois pour les appareils de levage de charges à poste fixe. Des vérifications supplémentaires s'imposent lors de la mise en service, après un démontage ou remontage, et après tout accident ou modification.
Le point le plus souvent sous-estimé n'est pas la réalisation du contrôle mais la conservation et la disponibilité des rapports. En cas de contrôle ou d'accident, l'employeur doit pouvoir produire immédiatement le rapport correspondant à l'appareil concerné, ce qui suppose de rattacher chaque rapport au numéro de série de l'équipement.
Lors d'un contrôle, une entreprise ne parvient pas à produire les rapports d'appareils pourtant vérifiés : les documents sont dispersés entre le prestataire et plusieurs classeurs de chantier. Les appareils sont immobilisés jusqu'à régularisation.