Le cycle de vie d'un équipement couvre l'ensemble des étapes entre son acquisition et sa sortie du parc : achat, mise en service, utilisation, maintenance, éventuelle remise à niveau, puis réforme ou cession. Le piloter consiste à raisonner en coût total plutôt qu'en prix d'achat.
Le prix d'achat représente souvent moins de la moitié du coût complet d'un équipement sur sa durée de vie. S'y ajoutent l'énergie, les consommables, la maintenance préventive et curative, les contrôles réglementaires, l'immobilisation pendant les pannes, et la valeur résiduelle à la revente.
Raisonner en coût total de possession change les arbitrages : un équipement 20 % plus cher à l'achat mais deux fois plus fiable devient le choix rationnel dès lors que l'on valorise les heures d'immobilisation.
Le cycle de vie fournit aussi le cadre de la décision de renouvellement. Le point de bascule se situe là où le coût annuel de maintenance dépasse durablement l'annuité équivalente d'un remplacement, en tenant compte de la valeur de revente qui décroît fortement les premières années.
Deux machines sont comparées sur leur prix d'achat. Une fois intégrés le carburant, l'entretien et les jours d'immobilisation, le classement s'inverse : le modèle le plus cher à l'achat coûte moins cher à l'heure produite.