La démarque inconnue désigne la part des pertes de stock dont l'origine n'a pas pu être expliquée : ni vente, ni casse déclarée, ni retour fournisseur. Elle se mesure en pourcentage de la valeur consommée et agrège vols, erreurs de saisie et sorties non tracées.
La part réelle du vol. Sur 391 écarts d'inventaire constatés dans Substock, le vol a été retenu comme cause dans 0,5 % des cas. Le matériel mal rangé en représente 57,0 %, et la consommation non déclarée 9,7 %.
Ce constat déplace le sujet : avant d'investir dans la surveillance, l'essentiel du gain se trouve dans la déclaration des sorties et dans l'adressage des emplacements.
Échantillon : 391 écarts, 25 campagnes, 7 organisations. Relevé du 26 juillet 2026.
Le terme vient du commerce de détail mais s'applique directement aux parcs de matériel et aux dépôts techniques, où la disparition d'outillage représente un poste de perte significatif.
Sa force est aussi sa limite : c'est un indicateur agrégé. Un taux de démarque de 3 % vous dit qu'il y a un problème, pas lequel. Pour agir, il faut le décomposer par site, par famille d'articles et par période. Les concentrations parlent d'elles-mêmes : une démarque concentrée sur les outils portatifs de valeur moyenne pointe vers un défaut de traçabilité des sorties, une démarque diffuse sur les consommables pointe vers la saisie.
Réduire la démarque inconnue passe rarement par la surveillance et presque toujours par la responsabilisation nominative : quand chaque sortie est associée à une personne et à une destination, l'essentiel des pertes inexpliquées se révèle être des mouvements non déclarés.
Une entreprise chiffre ses pertes globalement sans les décomposer. Le taux ne dit rien d'actionnable. Décomposé par site et par famille, il désigne immédiatement les zones où la sortie n'est pas déclarée.