L'inventaire tournant consiste à compter une fraction du stock à intervalles réguliers, plutôt que la totalité une fois par an. Chaque référence est vérifiée selon une fréquence liée à sa valeur et à sa rotation, ce qui permet de corriger les écarts en continu sans arrêter l'activité.
Taux d'écart observé. Sur les campagnes d'inventaire menées dans Substock, 11,0 % des lignes comptées présentent un écart entre la quantité théorique et la quantité réelle — soit environ une ligne sur neuf.
C'est l'ordre de grandeur qui justifie le comptage fréquent : à ce niveau, un stock vérifié une seule fois par an passe l'essentiel de l'année avec des quantités sur lesquelles on ne peut pas décider.
Échantillon : 3 564 lignes comptées, 25 campagnes, 7 organisations. Relevé du 26 juillet 2026.
L'inventaire tournant repose sur une idée simple : compter souvent ce qui bouge et ce qui coûte cher, rarement le reste. On classe généralement les références en trois groupes (méthode ABC) : les A, qui représentent l'essentiel de la valeur, sont comptés chaque mois ou chaque trimestre ; les C, nombreux mais peu coûteux, une fois par an.
L'intérêt principal n'est pas le confort logistique mais la détection précoce. Un écart repéré trois semaines après son apparition est encore explicable : on retrouve le bon de sortie manquant, la sortie non saisie, le transfert oublié. Le même écart découvert onze mois plus tard n'est plus qu'une perte comptable anonyme.
Cette méthode remplace de plus en plus l'inventaire annuel général, qui immobilise l'activité pendant un à plusieurs jours et concentre toutes les corrections sur une seule date.
Un dépôt répartit ses références en trois classes et programme quelques comptages courts chaque semaine, ciblés sur les articles de forte valeur. Les écarts sont traités pendant qu'ils sont encore explicables, et l'activité n'est jamais interrompue.