Stock de sécurité
Le stock de sécurité est la quantité conservée en réserve pour absorber les aléas : consommation supérieure aux prévisions ou retard de livraison. Il se dimensionne à partir de la variabilité de la demande et du délai d'approvisionnement, et non d'une règle forfaitaire.
En détail
Le stock de sécurité n'est pas destiné à être consommé en fonctionnement normal. Il existe pour couvrir l'écart entre ce que vous aviez prévu et ce qui se passe réellement pendant le délai de réapprovisionnement.
Une approche simplifiée le calcule comme (consommation maximale x délai maximal) - (consommation moyenne x délai moyen). Une approche statistique le relie à l'écart-type de la demande et au niveau de service visé : passer de 95 % à 99 % de taux de service peut doubler le stock de sécurité nécessaire, ce qui explique pourquoi viser 100 % coûte très cher.
Deux leviers permettent de le réduire sans dégrader le service : fiabiliser le délai fournisseur, et réduire la variabilité de la consommation en anticipant mieux les chantiers ou les campagnes de maintenance.
Pour aller plus loin : le stock de sécurité se traduit concrètement par un seuil d'alerte par article et par emplacement. Voir le suivi de stock et alertes de seuil dans Substock.
Exemple concret
Un fournisseur annonce deux semaines de délai mais oscille entre une et trois. Le stock de sécurité doit couvrir cette variabilité, pas la moyenne. Fiabiliser le délai fournisseur réduit le stock nécessaire plus sûrement que toute autre action.
Erreurs fréquentes
- Fixer le stock de sécurité à un pourcentage uniforme du stock, sans tenir compte de la variabilité réelle.
- Puiser régulièrement dans le stock de sécurité sans déclencher de réapprovisionnement, ce qui le transforme en stock normal.
- Dimensionner sur la moyenne du délai fournisseur en ignorant ses retards.